Dans le cadre du centenaire de la grande guerre, cette exposition explique La recomposition de l'Europe après la première guerre mondiale.

Le clairon qui sonna l’armistice en  novembre 1918 n’a pas sonné la fin des guerres en Europe centrale,  à l’Est et au Proche Orient. Le monde d’avant n’est plus, les empires sont tombés, les pays sont modifiés, les frontières déplacées, les nations meurtries. Déjà, en 1917, le Tsar avait été remplacé par Lénine et les soviets. Les empires allemands, austro-hongrois, russes, ottoman, disparaissent au profit des nations qui les constituaient.  Une succession de traits sur les cartes  découpe l’Europe, le Levant, déplace les peuples. Du traité de Versailles en 1919 à celui de Lausanne en 1923, une nouvelle Europe renait dans les tourments et la douleur. Les armées françaises apportent aide et logistique (uniformes, casques, généraux, etc) aux armées disparates des nouvelles nations. Notre marine transportera ceux que la poussée de l’armée Rouge obligea d’évacuer le sud de la Russie, et les accueillera  à Constantinople dans des camps jusqu’en 1922.La Pologne retrouve son indépendance : Foch a reçu son bâton de maréchal polonais. La république de Weimar a remplacé le Reich impérial. Malgré les 14 propositions  du président Wilson, la création de la SDN, les américains ne ratifient pas le traité de Versailles. Le droit international s’impose cependant aux nouveaux états-nations. Mais il n’y a pas eu de véritable plan de paix : celle-ci ne dura que peu d’années ensuite…

Cette exposition didactique du Musée de l’Armée présente près de 300 objets, affiches aux superbes graphismes, uniformes, drapeaux, traités originaux, armes, documents, et surtout cartes (dont la carte de l’accord secret Sykes-Picot qui répartit dès 1916 les territoires du Levant entre la France et l’Angleterre). Un historien disert accompagna notre groupe pour cette visite organisée pour l’ANCM par le CRC1(h) Jacques d’Arjuzon,  le samedi 1er décembre  2018. Une redécouverte passionnante de cette période chaotique et méconnue, dont les conséquences sont toujours présentes dans l’actualité.

Expo du 5 octobre 2018 au 20 janvier 2019 Entrée Musée de l'Armée.

 

  

  

  

 

 

 

 

La recherche d’un canal dans cette zone remonte à près de 4000 ans : « La pensée de Sésostris vient d'être reprise par Ferdinand de Lesseps » dira Théophile Gauthier en 1867. Egypte et France, de Lesseps et Said, puis Ismail Pacha, Impératrice et souverains, chantier géant et fêtes internationales, l’inauguration de 1869 par l’Impératrice Eugénie marque une ère nouvelle dans la navigation mondiale.

La remarquable exposition de l’Institut du Monde Arabe, commentée par une guide érudite, nous a permis de mieux comprendre les enjeux stratégiques de ce canal au cours de l’histoire récente. Maquettes  géantes rarement vues, photos et vidéos participent à cette visite immersive et vivante. Une ville nouvelle fut implantée ; Bartholdi proposa un projet de statue géante portant un flambeau, abandonné à Suez mais repris à New York pour symboliser la Liberté…Les dragues et matériels utilisés pour creuser l'isthme contribuèrent à la technologie des grands travaux.

Beaucoup d’entre nous sont passés par le canal de Suez…sans avoir le temps peut-être de mieux connaitre sa fabuleuse épopée !

   

  

  

 

 

Grace au CRG2(2s) Jean-François Ermeneux,  économe du Diocèse aux Armées, un groupe de commissaires et d’Intra-marine a pu être reçu le samedi 20 janvier 2018 au 20bis rue Notre Dame des Champs, où le Diocèse est installé dans des bâtiments appartenant à la Congrégation des Sœurs du Bon Secours, fondée en 1824,dont les sœurs sont présentes dans le monde entier, avec  64 congrégations. La chapelle, privée, est la première église néo-gothique de Paris, inspirée de l’architecture anglaise, construite vers 1830, remarquablement conservée et entretenue : décor coloré du chœur, vitraux, boiseries, extraordinaire escalier de pierre sous le buffet d’orgues Cavaillé-Coll, sol en marbres colorés. Monseigneur Robert Poinard, vicaire général émérite et chancelier du diocèse aux Armées nous la présenta avec une sympathique érudition.

Dans une salle de réunion, le Père Pierre Fresson, aumônier en chef de la Marine et vicaire général du Diocèse aux Armées nous parla de la pratique du culte dans les Armées, bel exemple de cohabitation de religions et de laïcité réussie. Laïcité ne signifie par séparation, mais distinction et relations. Ce modus vivendi au quotidien, issu d’une longue histoire, s’est progressivement organisé. Ordinariat militaire indépendant des évêques sous Jean Paul II en 1986, puis, en 2012, diocèse, dont l’évêque actuel, Monseigneur de Romanet, siège en sa cathédrale aux Invalides. Cette structure est adaptée aux déplacements territoriaux des personnels militaires.

La charte des cultes de 2008, complétée en 2012, reconnait les 4 cultes catholique, protestant, juif et musulman, avec des aumôniers hors grades pour chaque religion, qui coordonnent leurs missions, sans prosélytisme. Écoute, parole, sens de la vie, gestion du stress, cultes, sont indispensables aux militaires, et à leurs familles. Tous les militaires en activité, et leurs familles, dépendent des aumôniers des Armées. Même les réservistes, mais seulement pendant leurs périodes en activité.

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Au chevet de cette Ecole, nous trouvons le Maréchal de Saxe, un riche contrôleur général des guerres, Paris-Duverney, ami de la Pompadour, laquelle  appuie le projet auprès  du Roi  Louis XV, puis  un grand architecte, Gabriel…et un italien intriguant. De cette association improbable naît en 1751 une école militaire pour les cadets de la petite noblesse provinciale, financée par une Loterie lancée par Casanova qui gère les commissions sur la vente des billets...

Ainsi s’élève dans la plaine maraîchère de Grenelle cette merveille architecturale sobre, où les nombreuses colonnades plaisent aux jeunes cadets. L’un d’eux, entré à 15 ans en 1785 y reçoit, dans la chapelle, la Confirmation par Mgr de Beaumont, archevêque de Paris, qui s’étonne : Napo …Napoleone ? D’où vient-il ? Ce n’est pas le prénom d’un saint. Avec un fort accent, la réponse fuse : » il y a plus de saints que de jours dans le calendrier ». Ce Napoleone fort en maths voulait choisir…la marine. Il n’y avait plus de place, ce fut l’artillerie. Nous aurions pu avoir l’Amiral de Buonaparte…l’Histoire eut été autre…

L’Ecole connut de nombreuses vicissitudes depuis  la Révolution. La Chapelle coupée par un plancher au 1er étage fut une belle salle de bal sous l’Empire, au-dessus d’un dépôt de literie…En 1870, une balle troua la glace du grand salon des maréchaux, que nous visitâmes exceptionnellement. Dans la bibliothèque aux boiseries grises, une autre balle troua en 1944 un livre allemand et la glace au-dessus : livre et trous sont toujours là. Grand manège, superbes écuries (90 chevaux), carrière, sellerie, la cavalerie reste présente.

Le pavillon Gabriel fut la chapelle de l’infirmerie, les malades pouvant y suivre la messe par les ouvertures sous la coupole. Un conférencier érudit, aimable et disert, M Henri Vivier, nous révéla  cette histoire que parfois nous ignorons quand nous courons aux conférences. Merci  au CRC2 Noëlle Auphan pour avoir organisé cette redécouverte.

   

   

   

   

   

   

   

 

 

 

 

 

 

Après avoir franchi l’entrée du majestueux palais renaissance italienne, pilotés par une guide érudite, nous découvrons l’univers feutré du palais du Luxembourg. Une épaisse moquette rouge où les pas s ‘enfoncent en silence, une immense galerie  aux boiseries or, trop dorées peut-être, quelques caméras sur leur trépieds et des journalistes qui attendent : une séance de questions au gouvernement est en cours, visible sur des écrans de télévision placés un peu partout…Heureusement on y trouve aussi le trône de Napoléon et l'original de la Constitution de 1958.

Peu de vestiges du palais de Catherine de Médicis : le panneau peint du plafond de sa chambre est inclus dans des boiseries remontées dans le salon du Livre d’or. Après le calme des  longues galeries avec huissiers et bustes ou statues, on entrevoit le magnifique jardin du Luxembourg par les hautes fenêtres aux lourds rideaux. Nous passons devant la grande bibliothèque (400 000 volumes) à la coupole peinte par Delacroix, puis assistons  quelques minutes à une séance dans l’hémicycle où Madame le Garde des sceaux défend ou refuse des amendements.

Puis notre hôte, Charles Waline, Directeur de la Communication du Sénat et fils de notre camarade Francis Waline (promo 1962) nous offre une sympathique coupe de champagne dans la buvette. Nous continuons la visite. Il faut enfin vite dégager le grand escalier : les ministres vont repartir…Merci à Charles Waline et au CRC1(h) Jacques d’Arjuzon pour l’organisation de cette découverte de la haute assemblée de 369 sénateurs et employant  environ 2500 personnes dans ses nombreux services

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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